Mathusalem rosé & convives

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La qualité importe avant tout, mais la quantité a également son importance, surtout lorsqu’on parle de mets placés sur la table. Trois feuilles de salade et un steack sauraient à peine nourrir un occidental adulte, aussi n’est-ce pas pour rien si, même dans un restaurant gastronomique, les assiettes sont garnies avec a minima de quoi emplir l’estomac. C’est que satisfaire un appétit n’est pas une mince affaire!

Désaltérer un gosier est également une entreprise pour laquelle il faut du doigté. Faut-il sortir un mathusalem rosé de sa cave pour abreuver les convives ou vaut-il mieux faire le pari de la sobriété? La question des proportions se pose, et parfois, dans un moment d’égarement, on peut douter de savoir s’il faut se baser sur la consommation moyenne annuelle d’alcool ou sur les estimations de consommation journalière nationale. Entre les uns et les autres, il y a de quoi s’y perdre.

Que l’hôte ne se décourage pas toutefois: tout vient à point à qui sait attendre. Cerner les envies de la tablée permet de jauger quelles quantités de nourriture et de boisson mettre sur la nappe. Nul besoin d’un thermomètre à mercure pour prendre la température générale, un peu de bon sens suffit. L’essentiel est que l’ambiance reste chaleureuse, que les mets glissent du fond de la gorge à la panse, que les conversations demeurent déliées par la détente.

Si l’humeur est ensoleillée, propice aux galéjades en tout genre, le mathusalem rosé devra vraisemblablement être envisagé avec le plus grand sérieux. Vis à vis de ses confrères en cubis - trop souvent vantés durant l’été -, il est sans commune mesure, tant en goût qu’en dimensions. Prévu pour se conserver au frais d’une cave, il peut se déguster en toute saison, sur plusieurs années tant qu’il n’est pas débouché. Ses arômes, son bouquet, tout cela est préservé pour que la bouteille soit servie lorsque se présente la bonne occasion.

Au moins est-on alors sûr que chacun aura son verre plein, sans qu’il faille ouvrir des palettes entières de vins pour qu’il y en ait assez. C’est tout le souci des formats classiques : il y en a toujours soit trop, soit pas assez, quel que soit le nombre de convives installés. Un mathusalem rétablit cette erreur de l’univers, il pose les choses ; il rappelle à tous que savoir-vivre rime avec le savoir-boire, et que se sustenter ensemble doit rester un plaisir.


Si la qualité est au rendez-vous en quantités suffisantes, que peut-il bien manquer? On se le demande!

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